AU NOM DU PÈRE DU FILS ET DU CAPITALISME AMEN





















AUJOURD’HUI ENCORE MON CORPS SE LÈVE. LES YEUX FIXÉS SUR L‘ÉCRAN IL CHERCHE À S’ÉVADER, À AVALER UNE FOIS DE PLUS L’HUMANITÉ À GROSSE GROGÉE.
LE BOIS MASSIF BRILLE AU FOND DE LA PIÈCE, IL CONTIENT MA SECONDE PEAU, CELLE QUI FERA DE MA JOURNÉE UN BONHEUR POUR PRIVILÉGIÉ.
JE SAVOURE DERRIÈRE TES REFLETS MON CORPS QUE JE NE CESSE DE SCULPTER, CHAQUE MINUTE EST UNE APOGÉE À MA BEAUTÉ.
LAISSE-MOI T’AIMER, T’ADMIRER, TE SENTIR POUR ENFIN ATTEINDRE L’ORGASME ULTIME DE CE MOMENT INTIME.
MES PAS DÉFILENT FIÈREMENT DANS LA VILLE, HEUREUX D’ÊTRE, JE BRILLE ET MARCHE SUR TON CORPS QUI N’APPARTIENT À RIEN, QUI N’EST PERSONNE.
AUJOURD’HUI ENCORE TES MAINS SAIGNES, TON CHANT RÉSONNE À TRAVERS LES FRONTIÈRES MAIS JE NE L‘ENTENDS PAS.
JE VEUX POUR L’ÉTERNITÉ QUE TU RESTES MON ESCLAVE DE CETTE MODERNITÉ.